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Amel Akremi

Tunisia

Ministry of Environment and Sustainable Development Represented by

Amel Akremi

Director
Amel Akremi is Tunisia’s focal point for the GCF. She has worked on climate change since 1993, serving as Tunisia’s representative to the UNFCCC negotiation process and the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC).

Version française

What is a game-changer project for Tunisia?

Any project on renewable energy, particularly solar, represents a paradigm shift towards sustainable development. We have sun all year round, and Tunisians are conscious of the fact that there is no reason to continue using conventional, non-renewable energy sources. The challenge we are up against is how to implement the use of renewable energy. For this to happen, we need to finalize the law on renewable energy with applicable implementing regulations.

What are the major challenges and opportunities to implement the Paris Agreement in Tunisia?

The challenge in implementing the Paris Agreement lies in how we reconcile our climate actions and ambitions with advancing socio-economic development, taking into account Tunisia’s context. There are significant opportunities to be realized in accelerating a shift towards renewable energy, which would contribute to mitigating future climate impacts. The fact that the Paris Agreement is aimed at all countries makes it easier for leaders in developing countries to commitment.

How do you foster effective partnerships?

Having good relations with colleagues from different ministerial departments—this allows me to convey the message about the importance of working with the GCF, even during informal engagements. Whenever I am invited to deliver a presentation on the Fund, I try to invite as many representatives from the private sector and civil society as possible. I also widely circulate information on the GCF and ask people I know to do the same. For Tunisian entities seeking accreditation to the Fund, I supported them in creating a discussion group to enable an open exchange on their ideas and experiences.

Do you think the private sector could be a partner in Tunisia’s climate action agenda?

Definitely—Tunisian small and medium-sized enterprises contribute two thirds to the country’s economy and a significant percent of jobs. Their engagement could be a way to mobilize the private sector in transforming Tunisia into a low-carbon economy, especially if they can access the necessary funding to upgrade to new technologies.

QUOTE

“GCF’s gender policy can help bring even greater transformation if women are truly placed at the forefront of climate action, fully recognizing the role of women as agents of change.”

Associated link

Tunisia INDC

 

Amel Akremi est le point focal en Tunisie pour le Fonds vert pour le climat (GCF). Elle travaille sur le changement climatique depuis 1993, en tant que représentante de la Tunisie dans le processus de négociations sous l’égide de la CCNUCC et dans le cadre du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Quel programme à l’échelle nationale pourrait changer la donne ?

Tout projet sur les énergies renouvelables, surtout le solaire, est un projet qui permettra le changement de paradigme vers un développement durable. Nous avons le soleil toute l’année et le tunisien est conscient qu’on peut ne pas avoir à toujours utiliser l’électricité d’origine conventionnelle. Le problème que nous rencontrons c’est de savoir comment parvenir à utiliser les énergies renouvelables. Pour cela, il nous suffira de finaliser la loi sur les énergies renouvelables avec les textes d’application y afférents.

Quels sont les principaux défis et opportunités concernant la mise en œuvre de l’Accord de Paris en Tunisie ?

Le défi dans la mise en œuvre de l’accord de Paris se situe dans la capacité de concilier l’ambition soutenue du pays en termes d’actions sur le changement climatique et la paix sociale que le développement du pays pourra apporter et dont celui-ci a besoin, dans son contexte socio-économique actuel. Il y a de grandes opportunités de s’inscrire plus en avant dans les énergies renouvelables et contribuer ainsi à l’atténuation. Le fait que cet accord s’adresse à tous les pays, amènera sûrement les décideurs des pays en développement à s’engager autrement dans l’action globale.

Comment établir des relations efficaces ?

Pour ce faire, je me base sur les bonnes relations avec des collègues de différents ministères. Cela me permet de faire passer le message sur l’importance de travailler sur le GCF, même de façon informelle. Pour tous les ateliers sur le changement climatique auxquels je contribue avec une présentation sur le Fonds, j’essaie d’inviter le maximum de représentants du secteur privé et de la société civile. Je demande aux gens que je connais de faire circuler l’information.

Par exemple, pour les entités tunisiennes en cours d’accréditation, suite à la suggestion d’une d’entre-elles, j’ai créé un groupe de discussion les incluant toutes pour qu’elles puissent partager leurs expériences et leurs idées à travers un dialogue ouvert.

Pensez-vous que le secteur privé en Tunisie pourrait être un partenaire dans cette démarche ?

Absolument. Les PME tunisiennes, qui contribuent à deux tiers des activités économiques et sont à l’origine de la création d’un grand nombre d’emplois, pourraient être l’outil de l’implication du secteur privé dans la transformation de l’économie tunisienne en une économie bas carbone, surtout si elles pouvaient accéder aux financements nécessaires pour leur mise à niveau technologique.

Citation

La « politique du genre » du Fonds vert pour le climat pourra contribuer à instaurer le changement si une telle politique peut exiger que les femmes soient mieux mises en avant, car la femme est le vecteur de la transformation.

Lien utile :

Contribution prévue déterminée au niveau national de la Tunisie